« Gravity », une expérience sensorielle unique

gravitypte

De Alfonson Cuarón, avec Sandra Bullock, George Clooney.

Lors d’une mission dans l’espace, la navette spatiale qui transporte le docteur Ryan Stone et l’astronaute Matt Kowalsky est violemment touchée par les débris d’un satellite. Très vite, celle-ci est complètement détruite et Stone & Kowasky n’ont plus qu’eux-mêmes pour s’accrocher à la vie et essayer de rejoindre la Terre, et ceci sans contact avec le centre de contrôle de Houston.

Connu pour avoir réalisé le troisième volet des aventures du sorcier Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, ainsi que l’acclamé Les Fils de l’Homme, avec dans le rôle principal Clive Owen, Alfonso Cuarón a créé l’engouement en cette année 2013 avec la sortie de son nouveau long-métrage, Gravity. Les premières critiques du film furent plus qu’élogieuses, les spectateurs n’ayant pas peur d’utiliser le mot « chef d’œuvre », nombres d’entre eux ont même proclamé Gravity comme le film représentant le cinéma de demain. Alors… Surestimé ou pas ?

Ce qui est sûr c’est qu’avec Gravity, Alfonso Cuarón ne nous livre pas un survival des plus classiques. Grâce à une réalisation judicieuse et étudiée, le réalisateur argentin sait mettre le spectateur à contribution. Très vite, nous nous sentons emporté dans l’espace avec les astronautes, notamment grâce à cet impressionnant plan-séquence au début du film. Grâce à une caméra légère et flottante, comme si elle aussi était en apesanteur, et à la retranscription des sons comme nous pourrions les percevoir dans l’espace, il s’opère une très forte sensation d’immersion. Et ce sentiment va persévérer tout au long du film, ce sous différentes manières.

Dès la percussion de la navette spatiale, la caméra de Cuarón devient plus rythmée, les plans s’enchainent plus rapidement, et les mouvements ne sont plus aussi fluides qu’avant. Toujours dans l’optique de faire décoller le spectateur de son siège, le cinéaste adapte sa réalisation à la situation du docteur Stone. C’est aussi pour cela qu’à de nombreuses reprises, des plans en caméras subjectives vont être utilisés. Pendant ces plans, la caméra suggère que nous sommes dans le casque du docteur, une vitre nous sépare de l’extérieur et nous entendons la respiration haletante de Ryan, ce qui accentue le sentiment d’immersion, mais surtout fait apparaitre une vive frayeur. Aussitôt nous nous sentons dans la peau de Ryan, comme si nous aussi nous étions en sursis.

Ce dernier point va générer en nous un réel tourbillon de sensations. Nous, spectateurs, allons passer de l’état de peur, à l’état de stress, luttant contre un suspense pesant, parfois presque insoutenable. Nous expérimentons aussi de la tristesse et de l’espoir face au destin de Matt jamais complètement scellé, mais aussi de la contemplation pendant les quelques fois où Cuarón nous offre des images somptueuses de la Terre vue de l’espace, et comme le dit Kowasky de façon concise et juste : « It’s amazing ».

Alors oui, je pense que les critiques qui applaudissent et crient au chef d’œuvre ont raison. Gravity est un exploit, d’abord technique, mais aussi et surtout en termes de sensations et d’immersion. Sans aucun doute nous nous sentons nous envoler, emportés dans la tourmente de Ryan mais également dans un tumulte d’émotions sans faille. Gravity atteint son sommet lorsque nous entendons la puissante musique de fin, qui touche notre âme en plein cœur et nous laisse patois et envoutés pendant le générique. À peine le temps de reprendre nos esprits qu’il faut redescendre sur Terre après avoir passé 1h30 dans l’espace…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s