« Alabama Monroe », et si le film de l’année était belge ?

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De Felix Van Groeningen, avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse.

Elise et Didier vivent une belle histoire d’amour. Tous les deux passionnés par l’un l’autre, leur couple va être le sanctuaire d’un bonheur rare et épanoui. Vivant un présent compliqué et se rappelant un passé envoûtant, Elise et Didier vont traverser une série d’épreuves qui va changer radicalement le cours de leur vie.

Ôde à l’amour dans un premier temps, Alabama Monroe se transforme vite en l’histoire dramatique d’une famille malchanceuse. Mais par sa délicatesse, le film ne tombe jamais dans le chichi. Les images défilent dans un ordre non pas chronologique, mais complètement désordonné. Un montage qui peut paraître déroutant aux premiers abords, mais dont l’audace va payer par la suite.

Le contraste entre la tristesse de la situation de Maybelle et de ses parents, et le bonheur naissant et juvénile de Elise et Didier au début de leur histoire d’amour, est frappant, mais surtout bouleversant. Le présent nous rend désarçonnés et émus, tandis que le passé nous pousse à se rappeler et à voir la lumière, l’espoir. Si la chronologie avait été ordinaire et le montage classique, l’impact n’aurait pas été le même. Ici, le présent et le passé se mélangent, mais c’est surtout le bonheur et les larmes qui s’entrechoquent.

Au milieu de ce bazar ordonné, la musique prend une place prépondérante. D’abord figure de passion, puis d’hommage, et enfin de refuge, elle devient à la fin une vraie barrière contre la mort (la scène finale en témoigne parfaitement). Toujours joyeuse, elle est pourtant porteuse de messages sérieux, mais aussi de conséquences lourdes sur la vie d’Elise et Didier. Au coeur de leur histoire d’amour, mais aussi témoignage de leurs malheurs, la musique dans Alabama Monroe nous fait frissonner sur tous les points.

Véritable révélation de ce début du mois de septembre, Alabama Monroe représente plus que le destin tragique d’une famille flamande, mais bien la petitesse de l’homme face à la nature, aux déboires de la vie et aux conséquences que ceux-ci peuvent engendrer. S’il y a une vie après la mort, elle n’est pas destinée à ceux qui restent.

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