The Great Gatsby : « The man in the cool beautiful shirts. »

gatsby

De Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan, Tobey Maguire.

Quand Nick Carraway débarque à New York, c’est avant tout pour rendre visite à sa cousine, Daisy. Mais très vite, le jeune homme va s’intéresser à son mystérieux voisin, Gatsby. C’est lui qui organise les plus belles fêtes de la ville, réunissant des centaines et des centaines de personnes venant des quatre coins de New York. Mais qui est ce Gatsby ? Certains disent qu’il est un héros de la guerre, d’autres qu’il est un prince, d’autres encore qu’il a assassiné un homme. Le mystère plane autour de ce personnage flamboyant… jusqu’à ce que celui-ci montre un certain intérêt à Nick, et lui envoie une invitation personnelle afin de le rencontrer.

La dernière fois que l’on a vu l’étonnant et l’audacieux Baz Luhrmann derrière la caméra, ce fut pour Australia en 2008. Cinq ans que le réalisateur australien n’avait pas montré le bout de son nez. Autant dire que son retour au cinéma était très attendu ! Et c’est en adaptant l’œuvre de F. Scott Fitzgerald, The Great Gatsby, qu’il décide de réapparaitre, et cela aux côtés de Leonardo DiCaprio (c’est leur deuxième collaboration, la première datant de 1996 dans le film Romeo + Juliet).

Baz Luhrmann, il est sûr, est un cinéaste hors du commun. Voulant constamment sortir des sentiers battus, il nous a ainsi offert des films resplendissants d’audace. Et Gatsby n’échappe pas à cette règle. La première partie du film n’est que surexcitation et ambiance survoltée. Elle est là pour poser l’histoire du film, mais surtout pour introduire le mystérieux et le presque-invisible : Jay Gatsby. Pendant un bon moment, on ne va pas connaitre l’identité de cet homme, seulement représenté par la bague qu’il porte sur son auriculaire droit. C’est petit à petit que le mystère va être dévoilé, entendant dans un premier temps sa voix, puis apercevant vaguement son physique avec un plan centré sur son dos, et enfin nous le découvrons. C’est avec un verre de champagne à la main et des feux d’artifice à l’arrière-plan que Gatsby fait son entrée, magnifiquement interprété par le grand Leonardo DiCaprio.

Il faut malgré tout du temps au film pour que les choses sérieuses commencent. Pendant de nombreuses scènes au milieu du film, nous assistons à la mise en place de l’amitié entre Gatsby et Nick. Et ce n’est que plus tard que l’un des plus célèbres new-yorkais va révéler ses réelles intentions. Pile au moment où le film a épuisé toutes ses ressources flamboyantes à coup de verres de champagne et de robes de soirée, Baz Luhrmann remonte sur ses échasses de réalisateur aventureux d’un coup d’un seul, et nous livre une dernière partie de film se concentrant sur le mystère qui se cache derrière Gatsby, une dernière partie qui va en laisser pantois plus d’un. Cette seconde moitié lève le voile sur le personnage de Jay Gatsby, et c’est là que le talent incontestable de Leonardo DiCaprio réapparait. Celui-ci est une nouvelle fois immense, aux côtés d’une Mulligan splendide en Daisy, et d’un Maguire qui se révèle de plus en plus talentueux. Il n’y a aucun acteur qui n’est pas à la hauteur d’un autre, tous forment une troupe de choc, ce qui va nous valoir des scènes particulièrement mémorables.

L’un des autres points forts de Gatsby c’est sa bande-originale. On pouvait écouter celle-ci avant la sortie du film, et le moins que l’on puisse dire c’est que certains titres éveillaient la curiosité. On se demandait alors comment une chanson de Will.i.am ou Jay-Z allait être intégrée dans un film dont l’histoire est censée se passer… dans les années 1920. À ma grande surprise, le choc n’a pas été de mise, puisque la bande-originale est utilisée à bon escient et est bien intégrée au fil narratif. Ainsi, on peut admirer la belle Daisy se baladant toute en volupté dans la demeure de Gatsby sous la voix envoutante de Lana Del Rey chantant « Young & Beautiful ».

De plus, tout est manié de façon à ce que The Great Gatsby se transforme en fresque visuelle impensable mais aussi inoubliable. On se rend vite compte aussi de l’aspect romanesque de ce long métrage qui transpire le conte féérique. C’est un film qui fait rêver, qui nous illumine et nous atteint directement. Mais il parle aussi de l’espoir d’un seul homme, de sa détermination, et de sa constante quête d’ascension. Un homme qui, malgré son passé et ses origines modestes, a pris le courage de gravir les échelons un par un vers une vie meilleure, mais surtout resplendissante. Un homme qui n’arrive pas à abandonner cette vie, et qui garde l’espoir qu’il pourra faire coïncider les deux choses les plus importantes à ses yeux. Un homme qui essaye constamment d’attraper cette lumière verte… cette lueur d’espoir. Un homme en combat permanent contre son passé et son futur.

The Great Gatsby est finalement du très grand spectacle, mais pas seulement grâce aux feux d’artifices. Le film est porté par des acteurs gigantesques, et par une mise en scène intelligente et assez ambitieuse. Baz Luhrmann a une nouvelle fois prouvé qu’il était un cinéaste créatif et plein de bravoure.

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