Hurts se dévoile une seconde fois avec « Exile »

hurts

Trois ans après leur succès mondial de leur album Happiness, le duo anglais Hurts composé de Theo Hutchchraft et Adam Anderson revient enfin sur la scène musicale. À l’époque, Hurts avait séduit le public mondial avec l’ambiance « New Wave » et synthpop de leurs chansons. Et c’est avec leur deuxième opus intitulé Exile qu’ils viennent chambouler nos esprits une nouvelle fois. Sortie au mois de mars dernier, cet album se veut très sombre et est clairement différent du premier. Plus rock, mais aussi plus électrique, il réussit à nous emmener dans un endroit à part où l’obscurité et les ténèbres règnent en maîtres.

Alors que Happiness était beaucoup plus léger, tant par les thèmes abordés que dans la construction des chansons (les paroles étaient beaucoup mises en avant derrière des mélodies assez voluptueuses), Exile, lui, est tout le contraire. Theo et Adam ont sauté un énorme pas entre les deux albums, et cela se ressent très clairement dans beaucoup de leurs nouveaux titres.

Ce côté sombre se fait sentir dès la pochette de l’album. Alors que Happiness arborait une jackette claire et lumineuse, celle de Exile est noire et très hostile. On assiste aussi à une explosion du champ lexical de la mort dans les titres de certaines chansons de l’album : Blind, Mercy, Somebody To Die For, The Rope, The Crow… Et bien évidemment, cette ambiance sinistre est présente dans les chansons, et plus précisément dans les mélodies. À plusieurs reprises, Hurts ne va pas hésiter à accentuer les sons de guitare électrique, ce qui nous permet parfois d’avoir de très beaux moments (Help est probablement la chanson la plus élaborée et la plus réussie de l’album). Le groupe a fait le choix de composer des mélodies plus electro, ce qui peut peut gêner certains qui ont aimer l’ambiance posée et pop du premier album.

Exile est une réelle performance, et beaucoup de chansons touchent l’auditeur en plein cœur tant elles regorgent de puissance. Blind, Somebody To Die For, The Rope, ainsi que Help font partis de ce lot. La version deluxe n’est en aucun cas à négliger, notamment pour la magnifique Guilt qui vient clore l’album en beauté.

En bref, l’album est une vraie réussite. Encore une fois, Hurts nous ont prouvé qu’ils étaient des musiciens audacieux mais surtout ambitieux. Ils ont voulu créer cet album dans une lignée très lugubre, et c’est chose faite. En trois ans, ils sont arrivés à composer deux albums totalement différents, mais aussi à créer deux univers distincts, tout en restant dans leur registre musical originel.

Hurts sera en tournée dans énormément de pays européen l’automne prochain. Malheureusement, aucune date française n’est prévue pour le moment. Pour les plus chanceux d’entre vous, sachez qu’ils seront en Suisse le 18 Novembre et en Belgique le 20 Novembre. Faudra-t-il attendre le troisième album pour enfin voir le groupe britannique sur une scène française ?

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