One band, one audience, one concert, OneRepublic.

1R

Paris, 18ème arrondissement, 80 Boulevard de Rochechouart. Une vingtaine de personnes attendent, assises par terre, derrière des barrières. Les gens passent, les regardent d’un air surpris. Et enfin, une dame se lance et demande : « Pour quoi vous attendez ? » « Un concert. » « C’est qui ? » « OneRepublic ! » Oui, c’est bien pour eux que nous attendons depuis 13h30. C’est bien pour eux que nous avons parcouru des kilomètres et des kilomètres. C’est bien pour eux que nous avons supporté le soleil qui tape sur nos visages pendant des heures. C’est bien pour eux que nous sommes ici, à attendre, malgré la chaleur, malgré la douleur, malgré la fatigue, malgré la foule. Parce que c’est ça un concert, il faut souffrir ! Afin d’être merveilleusement récompensé à la fin.

Nous voilà donc, 18h30, à l’intérieur du Trianon, au premier rang. Cette joie immense et cette excitation qui monte soudainement en nous. Ça y est. C’est maintenant. C’est le moment. On se prépare, du moins on essaye, à vivre un moment rare. Plus le temps passe, plus le moment fatidique de l’arrivée du groupe sur scène se fait sentir. On profite de la sublime première partie du concert (Josh Kumra, que Dieu te bénisse, toi, ta voix et ta guitare), et puis…

Hey I can hear you talking… La voix de Ryan, le chanteur, résonne dans la petite salle depuis les coulisses. Le cœur s’emballe, on s’agrippe à la barrière, l’excitation monte d’un coup, on a même envie de pleurer. Des mois et des mois d’attente interminable, des heures dehors, debout, assis, tordu, sous le soleil, écrasé, serré. Et ça y est. La récompense est là. Brent, Eddie, Drew, Zach… et c’est sur les premières notes très rock de « Light It Up » que Ryan rentre enfin sur scène. C’est parti. Ça commence à se déchainer, et il faut peu de temps pour que toute la salle soit entièrement plongé dans une ambiance de folie.

Ryan est incroyable. Cet homme est un amoureux de son public, et ça se voit. Il fait le fou sur scène, taquine ses collègues du groupe, fait des choses bizarres avec son micro, jette des tabourets sur la scène, monte sur des caisses, et va même rencontrer le public en faisant un magnifique bain de foule. Bref, il a envie d’être là et ça se sent. Et à côté de tous ces moments de délire intense, il arrive à garder une justesse incroyable dans sa voix. Ryan est un dieu, voilà la vérité.

Un concert de OneRepublic est un vrai show. On ne peut pas ne pas bouger (à part les deux gars à côté de moi, bien sûr…), on est entrainé par le rythme, on est obligé de reprendre les refrains avec Ryan, on est obligé de sauter, de lever le point (WE’RE MARCHIN ON, WE’RE MARCHIN ON), de chanter à tue tête. Le groupe a tout fait pour offrir à son public un concert inoubliable. Ils ont réussi à créer une ambiance très particulière en jonglant entre des chansons qui bougent un peu plus et des chansons très émouvantes, ce qui nous a valu quelques moments intimistes. Tout était là pour qu’on profite à fond. Et c’est chose faite. Maintenant, nous voilà repartis dans notre vie – qui nous parait d’ailleurs bien fade, il faut le dire – et on n’a qu’une chose en tête : vivement le prochain concert du groupe en France !

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