Jappeloup : « C’est un bon cheval, mais je suis pas un bon cavalier. »

jappeloup

De Christian Duguay, avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil.

Alors qu’il entame tout juste une brillante carrière d’avocat, Pierre Durand décide d’abandonner son travail dans son cabinet pour se consacrer pleinement à sa passion : l’équitation. Sous les yeux de son père, il va reprendre goût au sport grâce à un cheval tout particulier : Jappeloup. Personne ne croit en ce petit cheval sans expérience et sans bonne volonté, pourtant Pierre va se battre et va tout faire pour enmmener ce cheval sur la plus haute marche du podium.

Pour ce nouveau film, Christian Duguay a fait appel à Guillaume Canet, réel passionné de l’équitation, puisqu’il a monté de nombreuses fois quand il était plus jeune (c’est d’ailleurs bien lui qui monte dans le film, et pas une doublure, je pense qu’il est important de le préciser). Et pourtant, le pari n’était pas gagné. La vérité c’est que Jappeloup est un projet qui a longtemps été laissé dans l’ombre. C’est seulement quand Guillaume Canet décide d’écrire le scénario que tout se bouscule, et en quelques mois (quatre pour être exacte), le film voit enfin le jour.

Jappeloup est donc bien un film fait par des passionnés et pour des passionnés. Les chevaux et leurs performances sont magnifiquement bien filmés grâce à la pâte experte de Christian Duguay, et l’investissement des acteurs dans le film est assez bluffant. Jappeloup est un film réellement sincère, et aborde la vie de Pierre Durand et de l’équitation de façon très humaine. Avec ses quelques moments d’émotion et d’humour, ainsi qu’une bande originale touchante et bien utilisée, Jappeloup s’avère être beaucoup plus qu’un simple film que l’on regarde : on le ressent.

Malgré tous les compliments que l’on peut faire au film, celui-ci n’est certainement pas parfait et on y compte quelques défauts. Le risque lorsque l’on se lance dans un film biographique, c’est la longueur. Ici, le film ne dure pas moins de 2h10, ce qui est quand même très long. Le problème avec Jappeloup, c’est qu’on ne voit pas le bout du film. Guillaume Canet a pris le parti de raconter tous les événements marquants de la vie de Pierre Durand, de son acquisition de Jappeloup jusqu’à sa victoire aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Et il s’en passe des choses pendant toute cette période ! Si bien qu’on a la mauvaise impression que le film n’est qu’un défilement de tous ces événements. Il n’y a pas vraiment de fil logique, tout se succède sans transition. Ainsi, on commence avec un début qui est très saccadé à cause d’un montage assez laborieux, pour (enfin) en finir avec un final épique et émouvant à souhait. Et ce qu’il y a entre les deux aurait pu être exploité autrement, et surtout de façon beaucoup plus homogène.

Jappeloup reste cependant une jolie histoire, tant par son humilité que par sa sincérité. Même si le film ne possède pas de réelle profondeur, il reste néanmoins un merveilleux divertissement qui plaira à tous, passionnés ou non.

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