The Place Beyond The Pines : « If you ride like lightning, you’re gonna crash like thunder. »

theplace

De Derek Cianfrance, avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes.

Luke, motard de renom dans la ville où il vit, découvre l’existence de son fils, Jason, âgé d’à peine quelques mois. Celui-ci vit avec sa mère, Romina, ancienne conquête de Luke, et le mari de cette dernière, Kofi. Luke décide alors qu’il a le droit de faire partie de la vie de son fils, mais surtout il le veut. Pour aider Romina dans l’éducation de Jason, Luke va se mettre à cambrioler des banques afin de subvenir à leurs besoins. Une course poursuite va alors se mettre en place entre lui, et un tout jeune policier, Avery Cross.

Cela fait trois ans que le réalisateur de Blue Valentine n’avait pas montré le bout de son nez, et c’est avec un film renversant que Derek Cianfrance fait son grand retour. The Place Beyond The Pines marque la seconde collaboration entre le cinéaste, et Ryan Gosling, qui lui, est toujours aussi charismatique. À ses côtés, un Bradley Cooper qui confirme qu’il n’est plus seulement que l’un des compères de Very Bad Trip, et une Eva Mendes qui en a fini avec les rôles qui mettent seulement son physique en valeur. Et c’est grâce à ce trio de choc, et à tous les rôles secondaires autour de lui, que The Place… va s’imposer comme un film fort et extrêmement sincère.

Il est difficile de faire état du film sans en dévoiler trop sur son déroulement. Ce qui est sûr, c’est que Derek Cianfrance a écrit là un scénario rempli d’ingéniosités et de surprises. Le film est distinctement découpé en trois chapitres, qui se suivent logiquement, mais qui se détachent malgré tout dans la façon de traiter la narration, si bien que le réalisateur arrive à nous surprendre à de nombreuses reprises. On a cette impression que l’histoire se réécrit à chaque fois que l’on entre dans une nouvelle phase, alors que, finalement, c’est le même récit qui continue de se dérouler. Il y a toujours plus de choses à découvrir, et Cianfrance manie cet aspect à la perfection.

En plus de ce scénario envoutant, le réalisateur a réussi à installer une ambiance très particulière mais surtout très plaisante, et qui se veut rock’n’roll à souhait. Avec sa bande-originale électrisante, Cianfrance nous fait sentir énormément d’émotions en 2h20, et il arrive à nous plonger dans cet univers aux ponctuations « rétro » et très colorisées. The Place… est visuellement irréprochable, tant par la lumière contrastée, que par les plans admirables.

Ce qu’on peut reprocher au film, ce sont ses petites longueurs présentes par-ci par-là. À une ou deux reprises, on se demande bien où veut en venir le réalisateur. On sent le fil conducteur du film sans vraiment pouvoir le toucher. Si The Place… est un film sensible et réel, il manque peut-être un peu de profondeur. Ce n’est certainement pas un chef d’œuvre, mais au moins, le film a le mérite d’être plutôt marquant, et merveilleusement porté par des acteurs aussi prodigieux les uns que les autres. Une bouffée d’air frais qui fait du bien au cinéma d’aujourd’hui.

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