Argo : « If I’m going to make a fake movie, it’s going to be a fake hit. »

argo

De et avec Ben Affleck, Alan Arkin, Bryan Cranston, John Goodman.

Nous sommes le 4 novembre de l’année 1979, dans la capitale de l’Iran : Téhéran. Alors que la révolution bat son plein, des manifestants extrémistes forcent l’entrée de l’ambassade américaine et prennent en otage 52 personnes. Cependant, six ont réussi à s’échapper avant l’arrivée des Iraniens, et trouvent refuge chez l’ambassadeur canadien. Pendant ce temps, au siège de la CIA, on s’active pour tenter de les sortir sains et saufs d’Iran, et pour cela on fait appel à un professionnel de « l’exfiltration » qui va monter un plan tellement fou que personne n’y croira une seule seconde.

Après Gone Baby Gone en 2007 et The Town en 2010, c’est avec le plus grand plaisir que Ben Affleck est de retour, en 2012, derrière la caméra. Au mois d’octobre (en novembre pour la France), Argo sort en salles, certainement sans que personne ne se doute du succès considérable qu’il allait engendrer. Au final, le nouveau projet de Ben Affleck lui aura valu de nombreuses récompenses pour son travail de réalisateur, notamment aux prestigieux Golden Globes et aux BAFTA, mais aussi l’Oscar du meilleur film hier soir à Los Angeles.

Quand on y pense, il n’y a pas plus didactique que l’histoire de Argo. Sur le papier, le film raconte le périple d’un agent de la CIA qui tente d’expatrier des travailleurs nationaux américains en dehors d’un pays en révolution, ici l’Iran. Mais dès que Ben Affleck s’empare de la caméra, ce qui s’annonçait comme un film quasi documentaire avec une simple succession d’évènements, va être une vraie bombe psychologique qui a la fâcheuse habitude de vouloir nous exploser de l’intérieur avec un suspense déroutant et insoutenable.

Si Argo est une adaptation de faits réels, il arrive malgré tout à nous surprendre sur tous les fronts. Soyez sans crainte : savoir le fin mot de l’histoire ne vous gâchera en rien le plaisir. Le suspense est au rendez-vous, et quand le moment décisif du film arrive, on ne peut s’empêcher de se tenir à cran sur son fauteuil pendant près d’une demi-heure. Ce n’est que lorsque le générique de fin apparait qu’on se sent tranquille, et on n’a pas seulement envie d’applaudir le travail de Ben Affleck, mais aussi l’accomplissement de ces six Américains.

Durant tout le film, nous sommes plongés dans cette aventure incroyable et presque irréelle. On croit à l’histoire, non pas parce qu’elle est vraie, mais parce qu’elle est merveilleusement bien adaptée. Ben Affleck a réussi là de façon honorable ce que beaucoup n’arrive pas à maitriser : transformer des faits réels en un bol de suspense dans un film rempli d’ingéniosités scénaristiques. Ce qui est sûr c’est que Ben Affleck est un metteur en scène de génie qui, je pense, n’a pas fini de nous surprendre. Du grand cinéma par un grand cinéaste, tout simplement.

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